Panse Bête n°20

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signature reseau des CIVAM normandsPanse Bête20Octobre 2018

Lettre d'information co-rédigée
par les Défis Ruraux et la FRCIVAM Basse-Normandie.
Informations techniques et témoignages sont au menu.

Bonne lecture !

En ce moment

veau couche

 

Comment prévenir les diarrhées des veaux ?

Avec l’automne et l’hiver qui arrivent, les veaux seront parfois plus sensibles aux diarrhées. Que faire pour les prévenir et les guérir ? C’est l’occasion de faire le point sur nos pratiques, la nurserie, le matériel dédié aux veaux, etc, grâce à quelques éléments clés issus d’une formation avec le vétérinaire Jean-Marie Nicol. Lire l'article

 

 

Nos éleveurs témoignent
sur la gestion de la sécheresse

♦ Amandine et Mathieu Bénard - Polyculteurs-Eleveurs, environ 100 VL en AOP Neufchâtel - Bully (76) – Groupe Pays de Bray des Défis Ruraux
(Témoignage d’octobre 2018)

 

L’été ayant été particulièrement sec, des adaptations sur la gestion de l’herbe et de l’alimentation ont été mises en place afin de subir le moins possible cette sécheresse. “Nous avons affourragé en vert les animaux lorsque la pousse de l’herbe ne suffisait pas, et des prairies de fauche ont finalement été pâturées afin d’avoir du vert tout l’été”. Amandine et Mathieu se sont également appuyés directement sur les potentialités de leur parcellaire afin de limiter l’impact de la chaleur sur les animaux. “Les vaches préfèrent pâturer auprès des ruisseaux, au calme ou dans les zones ombragées, comme c’est plus frais. Elles souffrent quand il n’y a pas d’ombre”. Les conditions climatiques devenant plus aléatoires, une réflexion à plus long terme a été menée concernant la gestion des stocks (les augmenter) mais également concernant les espèces prairiales à semer pour les prochaines années afin d’avoir des prairies plus robustes. “Des prairies d’association graminées légumineuses sont intéressantes, car plus résistantes. La luzerne, le trèfle violet, le trèfle nain, ça pousse même quand c’est sec.” En plus, cet été avec la sécheresse certains de nos voisins se sont plaints de ne pas bien voir les chaleurs alors que nous n’avons pas rencontré ce problème. Ce doit être dû aux légumineuses qu’on leur donne puisqu’elles contiennent beaucoup d’oestrogènes”. Ces différentes pratiques démontrent bien l’adaptation nécessaire des éleveurs face aux aléas climatiques.

 

♦ Vincent HUE - Eleveur de vaches laitières à Saint-Jean-Le-Blanc (Calvados) - Membre du groupe Bocage Virois

 

En sondant les éleveurs sur les stratégies qu’ils ont mises en place pour faire face à la période sèche, il est apparu que personne n’a de solution magique à proposer mais plutôt qu’une telle situation amène à réfléchir à ses pratiques sur la ferme en mobilisant les leviers existants (voir plaquette “Les systèmes herbagers s’adaptent aux variations climatiques”).
Vincent, éleveur dans le Calvados, explique que c’est en faisant un bilan fourrager en sortie d’été qu’il a re-considéré ses pratiques - notamment au niveau de l’élevage. A l’aide du bilan, il a en effet constaté que son souhait de donner leur chance à des animaux improductifs (des vaches bonnes productrices mais avec des taux élevés de cellules, des vaches vides…) et d’élever des génisses le conduisent à garder un excédent d’animaux qui consomment ses stocks sans toutefois amener des bénéfices économiques.
Il a alors fait le choix de vendre dix de ces animaux pour « ré-adapter le troupeau à sa surface », tout en faisant appel à d’autres leviers (pâturage de couverts végétaux, essai de semis de prairies avec espèces résistantes à la sécheresse, vente de céréales et achat de luzerne).
Pour lui, maîtriser l’aléa climatique implique plus généralement de travailler avec un système performant : mieux caler ses périodes de vêlage et sélectionner les vaches en conséquence, rapprocher l’âge du premier vêlage vers 27 mois, élever le nombre de génisses nécessaire au renouvellement et pas plus pour ne pas en avoir trop à nourrir, accepter de vendre les vaches « à problèmes ».
En faisant le bilan fourrager, on a donc un outil qui aide à observer sa ferme et à prendre des décisions. En complément, Vincent suggère qu’il peut être très intéressant d’effectuer le calcul de la balance coûts/bénéfices entre acheter du fourrage ou vendre des bêtes (exemple de calcul dans la plaquette “Les systèmes herbagers s’adaptent aux variations climatiques”).
Voilà donc des pistes à creuser pour améliorer la performance de son système dans une logique d’économie et d’autonomie !

Un petit ajout de Cyril, éleveur du Calvados également :
La taille des parcelles bocagères importe beaucoup : il a constaté que sur des petites parcelles (autour d’un hectare) qui étaient entourées de haies de chaque côté, c’est là que les prairies ont le mieux résisté à la sécheresse.

  

 

Récolter et autoproduire ses semences de prairies pour plus d’adaptation, d’autonomie et d’économies

epandage de l'herbe a semences

Nombre d’observations poussent certains agriculteurs à réfléchir sur la production et la sélection de leurs propres semences de prairies. Un coût de la semence fourragère souvent important, des variétés et espèces pas toujours disponibles chez le revendeur ou le sentiment qu’elles ne sont pas adaptées aux contextes de sols, de climats et de pratiques (en particulier dans un contexte de changement climatique), un manque d’autonomie, la ré-appropriation d’un savoir-faire, le travail collectif : voilà autant d’éléments qui sont avancés pour essayer ces pratiques. Lire la suite

 

 

Le pâturage permet de mieux résister aux crises laitières et de faciliter sa transmission


Même si la chute du prix du lait impacte tous les producteurs, l’éleveur laitier herbager résiste mieux grâce au pâturage, qui assure l’équivalent de 190 jours plat unique en moyenne ! Tel est le constat de l’Observatoire technico-économique du Réseau Civam sur l’exercice 2016 pour les systèmes bovin lait spécialisés du Grand Ouest. Lire la suite

 

 

En bref !

huiles essentielles 2

 

Cet été, la réglementation autour de l’utilisation des huiles essentielles en élevage a été

rappelée par les services de l’état. L’utilisation d’huiles essentielles en élevage doit notamment se faire avec une ordonnance du vétérinaire, même si la plupart des vétérinaires ne sont pas formés sur ce sujet…
A LIRE : Isabelle Rouault, de la DGAL, répond aux questions que vous pourriez vous poser.

 

Agenda

 


Calvados (14)

  • Novembre : journée bilan stocks et tour d’herbe avec les groupes du bocage virois + d'infos

 

Orne (60)

  • 18 octobre : journée bilan stocks fourragers avec le groupe du bocage ornais + d'infos
  • 22 octobre : journée bilan sur les stocks fourragers avec le groupe de La Rouvre + d'infos
  • 6 novembre : journée plantes médicinales du bocage et élevage avec le groupe du bocage ornais + d'infos

Manche (50)

  • 18 octobre : journée autour de la haie (fonctionnement, plan de gestion) du groupe APAD
  • 18 octobre : journée autour du Diagnostic de durabilité avec le groupe du Mortainais

 

Seine-Maritime (76)

  • 26 octobre : Formation en Aromathérapie, niveau Perfectionnement, à Allouville-Bellefosse + d'infos
  • 14 novembre : Journée de groupe du Pays de Bray - Formation Parasitisme + d'infos
  • 20 novembre : Formation Reproduction - sélection et génétique, dans le Pays de Caux
  • 20 novembre : Formation sur les couverts dans le Pays de Bray + d'infos
  • 17 janvier, 7 février et 7 mars : Formation Obsalim + d'infos
    Hiver : Journée de Groupe du Pays de Bray 2 sur le calage des rations + d'infos
  • Novembre - décembre : Bilans d’année des deux groupes du Pays de Bray, et du groupe du Pays de Caux + d'infos
  • Décembre - janvier : Journées du groupe d’éleveurs Caprins + d'infos

 

Retrouvez tous les anciens numéros du Panse Bête ici

 

LA PLUME EST À VOUS...

Vous souhaitez partager vos trucs et astuces ou vos observations de terrain autour de la thématique de l'élevage herbager, alors envoyez-nous vos écrits et photos, pour le prochain Panse Bête.

logo DRLes Défis Ruraux
Maëva Crémilleux et Céline Déprés
Animatrices systèmes herbagers aux Défis Ruraux
Tél : 02.32.70.43.18


 

FRCIVAM BNFRCIVAM Basse-Normandie
Clémentine Schmit, Paul Barth et Alexandre Malinge
Animateurs à la FRCIVAM Basse-Normandie

Tél : 02.31.68.80.58

Crédits photos : R. Lemonnier, FR CIVAM Basse-Normandie, Défis Ruraux, Frank Grawe, LANUV NRW.
Region NORMANDIE webDRAAF

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